L’homosexualité masculine n’est pas seulement une sexualité minoritaire, c’est une culture
spécifique, élaborée et transmise au cours du vingtième siècle au sein des communautés gaies. Au centre du dernier livre de David Halperin, L’art d’être gai, cette proposition étonne et questionne : dans un contexte de lutte pour l’égalité des droits, l’idée que les gais ne diffèrent en rien des hétérosexuels, excepté les goûts sexuels, est souvent mise en avant. Alors que David Halperin met en œuvre une analyse du style et des formes culturelles produites ou valorisées par les gays, nous chercherons à mettre en évidence et à questionner les perspectives sociologiques qu’ouvre son travail : la socialisation des jeunes gays dans un monde hétérosexuel, le rapport des homosexuels à la « féminité » et au genre, l’homogénéité de la communauté gaie, la spécificité des désirs homosexuels.

Intervenants :

Arnaud Lerch (Univ. Amsterdam) : « Des goûts de fiottes : identifications, cultures et trajectoires gaies »
Sylvie Tissot (Paris 8/Csu) : « De la féminité gaie au féminisme gai : l’art d’être un allié»
Colin Giraud (Paris 10/Sophiapol) : « Une irréductible différence ? Expériences homosexuelles masculines à Paris et dans la Drôme »
Mathieu Trachman (Ined/Iris, Ehess) : « L’apprentissage des plaisirs puérils. L’exemple de la fessée gaie »
David Halperin (Univ. Michigan) : Réponses et commentaires

Entrée libre