EIGHTIES INCOMPRISES

• 11 mai 2016 • 

Longtemps mal aimé et mal compris, l’art des années 1980 fait depuis quelques temps l’objet d’une relecture de la part de l’histoire de l’art. La décennie 1980 tend en effet à être perçue comme un moment hédoniste et « léger », succédant au « moment théorique » des années 1960-1970. Or, l’inflexion récente des méthodes de l’histoire de l’art en direction de l’histoire culturelle permet de réévaluer la décennie 1980, marquée certes par un certain désenchantement politique, mais aussi par de nouvelles formes de réinvestissement social de l’art. Dans la décennie du « grand tout culturel » se pose la question du lien entre l’art et les industries de l’image (publicité, clips vidéo), mais aussi celle de la visualité de nouvelles contre-cultures. La photographie connaît alors un profond changement, avec le déclin des modèles du photojournalisme au profit d’une photographie dite « plasticienne », cultivant une certaine hybridité avec le pictural et le théâtral. Alors même que semble triompher « l’image fabriquée », s’élaborent parallèlement de nouvelles stratégies documentaires. Cette journée d’étude sera donc l’occasion de revisiter les enjeux socioculturels de l’art des années 1980 en s’appuyant sur la contribution de critiques, d’historiens de l’art et d’artistes, constituant ainsi une plateforme d’échanges pour des recherches en cours.

Organisée par le Centre Pompidou et l’association Profession Photographie, en lien avec l’exposition « Les années 1980, l’insoutenable légèreté. Photographies, films » (Galerie de photographies du Centre Pompidou, 24 février – 23 mai 2016).

Programme détaillé : http://professionphotographie.org/journee-detude-eighties-incomprises-2/

Entrée libre dans la limite des places disponibles.